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267 Rue Notre Dame |
Quebec Tourism Region : Outaouais
English Version
Origin and meaning
The Kitigan Zibi Indian Reserve is located at the confluence of the Désert and Gatineau rivers, 137 km north of Gatineau. It borders the town of Maniwaki to the west and south. In the first half of the 19th century, Algonquins from the Lac-des-Deux-Montagnes mission, led by Chief Pakinawatik, arrived in the territory drained by the Désert River. The Hudson's Bay Company soon followed, establishing a trading post at the mouth of the river in 1832.
About ten years later, the Oblates came to exercise their apostolate there, establishing the Notre-Dame-du-Désert mission, and in 1849, they petitioned the relevant authorities for the delimitation of a township with a view to establishing a reserve for the Algonquins.
The boundaries of the canton were drawn in 1850, and it was probably at this time that the Oblates gave it the name Maniwaki. Although of Algonquin origin, this name is indeed a commemorative designation on the part of the Oblates who wanted to honor their patron saint while emphasizing their attachment to the Algonquin language. The toponym is derived from the roots mani, an adaptation of Marie, and aki, meaning "earth," "country," or "region." It can be translated as "land of Marie" or "country of Marie." This interpretation seems more well-founded than others which mean "crooked river," from mani, the old Algonquin word for river, and waki, meaning "crooked" or "with multiple turns," or even "land of spirits," from manito, meaning "spirit," and aki, "earth" or "region."
It should be noted, however, that the river features numerous meanders or bends over a significant part of its course, which supports the "crooked river" interpretation. Legally created in 1851, the reserve was demarcated in 1853. The decree records the use of the variants Manawaki and also River Desert. On September 24, 1994, the name Kitigan Zibi replaced the others, as the band council wanted to adopt this name for the reserve. Although reported by Father Joseph-Étienne Guinard as being the old name of Maniwaki, it remains uncertain whether the name Kitigan Zibi is earlier than or later than Maniwaki, which dates back to 1850, or River Desert, dating from 1826.
The meaning of the words desert or désert in French and kitigan in Algonquin leads to this interpretation. In Quebec, desert means a cleared place, field, or garden—believed to originate from the clearing carried out by the Hudson's Bay Company for its post and garden. However, all consulted Amerindian dictionaries reserve the meanings of "garden," "cultivated land," or "cleared ground" for the word kitigan. The concept of a natural clearing is described by different terms, making it unlikely that the Algonquins cleared the land to establish a garden, as they were mainly engaged in forest activities. It is more probable that they named the area noting the intervention of the company's trader. This phenomenon is similar to the situation with the name Waskaganish in James Bay.
Size and Development
Kitigan Zibi is the largest Algonquin reserve in Quebec. Several years ago, the band council developed a comprehensive forest management and development program covering much of the 175 km² reserve. This initiative aimed to create jobs and protect the natural environment. A visit to the reserve reveals a vibrant economic and cultural scene. Features include a supermarket, a gas station, a modern school with an excellent library accessible to the whole community, a craft store, a community radio station, and an educational and cultural center, all demonstrating the community's dynamism.
The community is also concerned about its young people’s disinterest in their language, leading to efforts to reintroduce Algonquin teaching in schools.
Version Française
Origine et signification
La réserve indienne de Kitigan Zibi est située au confluent des rivières Désert et Gatineau, à 137 km au nord de Gatineau. Elle avoisine immédiatement, à l'ouest et au sud, la ville de Maniwaki. Ce sont des Algonquins de la mission du Lac-des-Deux-Montagnes qui, dans la première moitié du XIXe siècle, sous la direction du chef Pakinawatik, s'amènent sur le territoire drainé par la rivière Désert. La Compagnie de la Baie d'Hudson les suit de peu en installant un poste de traite à l'embouchure de la rivière, en 1832. Une dizaine d'années plus tard, les Oblats viennent y exercer leur apostolat en établissant la mission de Notre-Dame-du-Désert et, dès 1849, ils réclament aux autorités compétentes la délimitation d'un canton en vue d'établir une réserve pour les Algonquins.
Les limites du canton sont tracées en 1850 et c'est sans doute à ce moment que les Oblats lui font attribuer le nom Maniwaki. Bien que d'origine algonquine, ce nom procède bien d'une désignation commémorative de la part des Oblats qui ont ainsi voulu honorer leur sainte patronne tout en soulignant leur attachement à la langue algonquine. Le toponyme est tiré des racines mani, adaptation de Marie, et aki, « terre », « pays », « contrée » ; on peut le traduire par « terre de Marie » ou « pays de Marie ». Cette interprétation paraît plus fondée que d'autres voulant qu'il signifie « rivière croche », de mani, mot de l'ancien algonquin pour rivière, et waki, « croche », « aux tournants multiples » ; ou encore « terre des esprits », de manito, « esprit », et aki, « terre », « pays », « contrée ». Il faut préciser cependant, à la défense de la seconde interprétation, que la rivière est effectivement marquée, sur une bonne partie de son cours, par la présence de nombreux méandres ou tournants. La réserve, légalement créée en 1851, sera délimitée en 1853. Dans le décret qui y procède, on retrouve la variante graphique Manawaki et aussi la forme River Desert. Une troisième forme, celle de Kitigan Zibi, est venue remplacer les deux autres, le 24 septembre 1994. Le conseil de bande souhaitait en effet donner ce nom à la réserve.
Bien que rapporté comme étant l'ancien nom de Maniwaki par le père Joseph-Étienne Guinard, il sera toujours difficile d'affirmer avec certitude que le nom Kitigan Zibi est antérieur à ceux de Maniwaki et de River Desert. Possiblement apparu avant celui de Maniwaki, qui remonte à 1850, il suivrait chronologiquement celui de River Desert datant de 1826. C'est le sens précis des mots desert ou désert, en français, et kitigan, en algonquin, qui entraîne cette interprétation. Désert signifie au Québec endroit défriché, champ, jardin, et l'on croit qu'il proviendrait, dans le cas présent, du défrichement effectué par la Compagnie de la Baie d'Hudson pour l'établissement de son poste, de ses dépendances et du jardin attenant. Or, tous les dictionnaires amérindiens consultés réservent précisément le sens de « jardin », « terre cultivée », « terrain défriché » au mot kitigan. On traduit par des termes tout à fait différents la notion de clairière naturelle. Ce sens implique donc l'intervention humaine et, comme il est fort peu probable que les Algonquins aient défriché l'endroit pour y tenir jardin, leur intérêt se portant plutôt aux activités reliées à la forêt, il serait sensé de croire qu'ils aient effectivement donné le nom en constatant l'intervention du traiteur de la compagnie sur l'environnement local. Il ne s'agirait d'ailleurs pas d'un cas unique, le nom Waskaganish à la Baie-James, présentant le même phénomène.
Kitigan Zibi constitue la réserve algonquine la plus importante au Québec. Il y a quelques années, le conseil de bande élaborait un vaste programme d'aménagement et de développement de la forêt qui couvre une bonne partie de la réserve de 175 km². Cette opération visait autant la création d'emploi que la protection du milieu naturel.
On peut aussi, en visitant la réserve, y constater un réel dynamisme économique et culturel. Un supermarché, une station d'essence, une école moderne dotée d'une excellente bibliothèque accessible à l'ensemble de la communauté, une boutique d'artisanat, une radio communautaire et un centre éducatif et culturel témoignent de ce dynamisme.
Inquiète du désintéressement de ses jeunes face à leur langue, la communauté a décidé de réintroduire l'enseignement de l'algonquin à l'école.
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